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Si ça se trouve, dans 6 mois, ses idées seront géniales

Ce matin il fait beau, une douce brise souffle et les branches des palmiers au fond du jardin oscillent en rythme avec les vagues de la plage un peu plus bas. C’est l’harmonie parfaite. Il va falloir que je me rende au boulot. L’autoroute n’est pas encore engorgée à cette heure et je ne croise que quelques rares autres voitures automatiques, des Peugeot, des BM, des Renault et des Jap qui se rendent au bureau, à l’usine ou qui entament une tournée commerciale de leurs clients. J’enclenche une radio à proximité de la ville, BFM diffuse en boucle les news d’hier, heure par heure. Pas grand-chose de nouveau sur ces radios d’info en continu, je bascule sur un programme de streaming musical et enclenche Silver Machine tout en passant devant une bagnole de flics éternellement planquée derrière une pile de pont. Je suis bien au-delà de la vitesse permise. Les radars me photographient sous tous les angles et envoient automatiquement les emails à l’adresse de ma plaque d’immatriculation dans la base de données centrale. Je m’en balance le transfo d’énergie, mon ancêtre s'en serait balancé l'aile gauche d'un flotteur de carbu. La seule chose qui compte c’est que les centrales nucléaires continuent à tourner en mode sécurisé et à fournir ce minimum d’énergie qui chaque jour me permet de me rendre au travail. Hier l’humanité a été anéantie par un virus foudroyant qui a bloqué les connexions nerveuses dans tous les bio organismes. Je suis la déesse Tesla.

J’ai enregistré les derniers râles de mon conducteur, mots que je conserverai dans ma mémoire comme l’exemple de la profondeur de pensées dont était capable l’humain : « tout est donc fini, je regretterai spécialement les hotdogs du bar Laurent&Fils dans le MK2 Bibliothèque ».

Je ne rêve jamais, je ne découvrirai jamais cette BD géniale, Descender, au dessin superbe paré d’un coloriage qui semble du pastel. Jeff Lemire (à l'écriture) et Dustin Nguyen (au dessin), tous deux des piliers des productions de type DC Comics ont conçu un petit bijou de scénario dans un écrin de dessins qui séduit immédiatement.

descender

Ce matin j’ai bloqué le code du Kindle que mon défunt propriétaire s’était fait voler hier dans le tramway de banlieue. N'est pas Bayrou qui veut, et puis coller une claque dans un tramway de banlieue ça ne se fait pas sans prendre de gros risques. Un de mes sous-programme s’est connecté sur le site Amazon sur un internet totalement dégagé depuis que les humains ne sont plus là pour l’encombrer de leurs bons mots et insultes. Il était un peu fendu ce pauvre Kindle. Sans la fin du monde humain, il aurait certainement fini sa vie en Afrique au soleil ou dans une poubelle du 9.3 après l'échec d'un déblocage hard.

J’avais aussi demandé au site Amazon de prévenir les voitures des sieurs Peter Hamilton, Cixin Liu, Charles Stross, James SA Corey ainsi que Darnaudet que les écrits risquaient de se retrouver dans le Dark Net sans plus aucune possibilité de percevoir des droits.

Amazon m’avait renvoyé un lien vers les notes de lecture sauvegardées avant le vol, plus tard il me posterait un nouveau Kindle qu’il remplirait d’offres promotionnelles sans grand intérêt.

Je téléchargeais les notes de lecture suivantes, manifestement dans un état inachevé et non corrigé. Ce pourrait devenir un artéfact témoin de l’humanité défunte. Le premier texte était curieusement prophétique dans son titre.

Death End
de Cixin Liu, Ken Liu

Ce roman conclut la trilogie devenue brillante dans le tome 2 avec son concept d’un univers qui est une Dark Forest (désolé mais je n’ai le titre en chinois, ni celui de la future traduction en français), concept qui a effrayé certains cerveaux tels notre cher S.Hawkind. L’univers étant une Forêt sauvage dans laquelle chaque civilisation pense à sa survie avant tout, mieux vaut ne pas trop se faire remarquer en émettant des rayonnements dans toutes les directions. Malheureusement le tome 3 n’est pas à la hauteur, il est plus compliqué de décrire le calme que la terreur.

death-end

Night without stars (Chronicle of the fallers book 2)
de Peter Hamilton

La aussi la conclusion d’une histoire amorcée par Peter Hamilton dans le tome précèdent. Pour ces deux tomes, Peter a souhaité revenir sur son Univers du Commonwealth galactique mais il faut reconnaitre que là aussi toute la nouveauté de l’écriture que l’on avait découvert dans l’étoile de Pandore et ses multiples suites est un peu devenu du réchauffé. Peter écrit toujours aussi bien mais se perd dans les descriptions de systèmes et de personnages beaucoup trop détaillés. On peut regretter le temps ou l’incohérence ne le gênait pas dans la mesure ou l’histoire rebondissait.

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Dark Intelligence
de Neal Hasher

Disons le franchement, il y a les bons, les brutes et les truants, et tous sont profondément bidouillés par une technologie très intrusive, dans les corps et les esprits. Les hyper gros méchants sont des hooders. Le hooder est-il un terme de l'américain courant? Je n'ai pas trouvé de piste sur le sujet. Comment le traduire? Encapuchonné me paraît plutôt faible pour cette entité au delà du cyborg...
Sinon Asher s'avère avoir écrit tout un univers Space Opera, Hard SF diront certains, dans lequel je n'avais jamais encore posé un pied. Des Pradors qui sont des pieuvres de plusieurs mètres sanguinaires et egocentriques au point de transformer leurs enfants en robots, et des IA de partout... Un peu de Perry Rhodan, beaucoup de. Combats, des dialogues brefs, un scénar suffisant, des vieux mythes comme celui de la civilisation perdue. Ca peut plaire pour occuper 10 jours de metro. Le second tome est en attente dans la pile.

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The Nightmare Stacks: A Laundry Files novel
de Charles Stross

C’est du bit-lit SF racoleur fabriqué dans les usines du Brexit. Le scénario est simple et efficace, peut-être trop simple. Les vieilles moto nazi (sans que le mot ne soit écrit) pilotées par des initiés combattent des légions de monstres qui envahissent l’Angleterre en se glissant dans une faille dimensionnelle qu’ils contrôlent grâce à la magie. Heureusement, notre héro, récemment transformé en vampire dans un tome précédent, s’embrase pour la princesse conquérante, et bla et bla. Pour amoureux de vampiores et princesses exotiques dont le père est un tyran.

nightmare

Port d’âmes
de Lionel Davoust

Plutôt bon roman de Lionel Davoust, très bien écrit avec une classique mais solide intrigue : le regain. Si l’écriture m’a semblé parfois trop recherchée et appliquée, ce n’est qu’un gout personnel et je suis certain que nombre de lecteurs apprécieront cette langue claire. Le roman évoque aussi la magnifique série des princes d’Ambre de Roger Zelazny.

portdames

Echopraxie
de Peter Watts

Du lourd, un peu dur à ingurgiter mais c'est du bon. Belles visions d’un monde futur apocalyptique qui rappellent celles du roman de Jacques Barbieri, Mondocane. Ici comme chez Barberi, la nature humaine est essorée, écartelée, mélangées avec des composants d’origines diverses, le tout est réassemblé en autre chose qui n’est plus affligé de notre dépendance de la dimension temporelle. Du Nietsche version Alien sorti de sa forêt sauvage. Difficile de prendre le chemin du boulot sans trouver la peinture des compartiment de trains un peu fade après cette lecture.
J'avais adoré la trilogie Starfish, Rifters et Béhémoth, Peter watts rentre dans mon SF Hall of Fame (zut depuis que Dylan a reçu un nobel j'écris en anglais!!!)

echopraxie

Mondocane
De Jacques Barbéri
Musique du CD qui accompagne Klimperei et Palo Alto

Barbéri, c’est encore du lourd, de chez La Volte. Lui aussi écrivain antédiluvien et futur, remplit les rayonnages de la SF française avec des livres variés et tous d’un bon niveau. Ce dernier ressemble beaucoup à un testament écrit par Jérôme Bosch pour sa fille Monsanto juste avant son mariage avec Bayer. Le corps a souvent obsédé Jacques Barbéri dans ses écrits et là il s’en donne à cœur-joie, il en bâtit des châteaux, des pyramides, il les décline comme des conjugaisons, tripatouille les gamins pour en faire des êtres futurs adaptés à cet apocalypse de fin d’humanité. Jusqu’à s’apercevoir que la réalité n’a jamais existée, surtout dans le futur. Par certains aspects, ce livre m’a rappelé la forêt de cristal de G. Ballard que j’avais relu peu de temps avant.

La musique qui accompagne le livre, j’ai eu du mal à accrocher comme c’est souvent le cas dans les tentatives de musiques réalisée pour des romans de SF.

mondocane
bosch

Vostok
de Laurent Kloetzer

Un très bon livre. D’un maquis des cartels sur une côte d’Amérique du sud on s’embarque vers le mythique lac Vostok, enfoui sous les glaces du pôle sud, avec toute l’ambiance des expéditions polaires type ‘The Thing’, les gros véhicules polaires, le froid intenable, les tempêtes. Dans Vostok il y a des bot fantômes, des cartels et du dérèglement climatique et tout ce 'fatras' est bigrement cohérent, te jetant un sort qui te colle à la lecture. L’écriture est très fluide, le style très bon et l’histoire bien conçue se déroule dans un monde terrien post-apocalypse envahit par une technologie tombée entre les mains de cartels. Le monde de Vostok m’a beaucoup rappelé celui de la trilogie ‘Béhémoth’ de Peter Watts citée plus haut. Quand plusieurs auteurs de SF sans aucun lien mettent en scène des mondes semblables…

vostok

Anamnèse de Lady Star
de L.L. Kloetzer

Appâté par Vostok j’ai ouvert cet ouvrage au titre très annonciateurs du contenu. Il a fallu que je clique sur Google pour apprendre la signification d’une anamnèse. Pour ceux qui sont aussi incultes que moi je vous laisse le plaisir de cliquer. Pour le contenu ce fut identique, impossible de le lire au-delà de quelques chapitres, ce bouquin s’adresse uniquement à des normaliens supérieurs et à quelques mutants aux cerveaux précurseurs du successeur de l’homo sapiens. Le français est riche, le vocabulaire bien plus étendu que le mien et le scénario est un labyrinthe en 9 dimensions. Je me suis rabattu sur quelques critiques trouvées en ligne pour comprendre les grandes lignes de l’histoire. Et j’ai eu l’impressions que tous n’avaient pas réellement compris. Il semble que LL signifie Mr et Mme Kloetzer, que leurs écrits communs sont jalonnés de références à des notions quasi sectaires à la psychologie, la psychiatrie, le comportementalisme. Bref c’est hautement intello et très branché. Certains critiques écrivent que ce roman ‘se mérite’, j’ai pris cela pour de l’humour.

anamnese

Point zéro
d’Antoine Tracqui

Vostok m’avait donné des envies de glace et de pôle Sud, aussi quand je suis tombé par hasard sur le résumé de ce roman du type aventures mystérieuse et technologique dans la mouvance de la première guerre mondiale j’ai dit banco. Bref, Point Zéro est un roman sans prétention mais amplement du niveau de ces titres dont nous abreuvent les anglo-saxons mettant en scène des nazis, des savants atomistes, des généraux russes en missions spéciales, des combats sanglants, des monstres, des secrets d’états, des initiés, des inventions futuristes et dangereuses pour la survie de l’humanité. Se dévore avidement, surtout après un échec sur anamnèse. Permet de se relaxer les neurones, niveau Zébra station polaire d’Alistair Mac Lean ou plus récemment toutes les séries sur les secrets du Vatican et autres templiers.

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Atomik Aztex
de Sesshu Foster

Atomik Aztex me narguait depuis que je m’étais remis à fréquenter la librairie de la Canopée, intérêt partie dû à la nouveauté mais aussi par forte réduction de mon budget d’achat par suite d’un ‘touch & go’ sur la piste du RSA.
Je dois souligner ici la qualité du lieu, on s’y sent bien, le café est à soixante centimes au distributeur, il y a de confortables fauteuils, du wifi qui fonctionne et des bibliothécaires à l’écoute. Et quand je dis à l’écoute, c’est vraiment par tous les moyens, j’ai pu le constater en m’adressant à l’un d’eux lorsqu’il sortit son smartphone pour traduire mes mots en écrits : ce gars-là est sourd mais réussi à échanger avec moi, ignare qui ne connait pas le langage des signes grâce à un smartphone. Du coup cela me réconcilie avec cette technologie malgré tous ses aspects négatifs qui nous bouffent la vraie vie. Il faut que j’insiste sur la bienveillance et l’efficacité de ce bibliothécaire dont je ne connais pas le nom mais qui fut très patient et efficace pour répondre à ma demande. Bref cette nouvelle bibliothèque juste sous la nouvelle canopée massive du forum des Halles est une réussite. Elle est bien fournie en BD et en SF / Fantasy et Polars, ils ont même accepté d’héberger des flyers Jingwei Agency dans les présentoirs à l’entrée : merci !

Donc revenons à Atomik Aztex. Un pur chef d’œuvre SF qui se lit sur plusieurs plans. Celui d’un monde futuriste issu d’une dérivation du temps certainement à l’époque de la conquête des Amériques. Là ce sont les Aztex qui ont pris le dessus et sont devenu une puissance dominante, imposant leur monde de sacrifices humains, de guerres, de dieux et de héros guerriers, leurs technologies basées sur la magie. Le flot des siècles a coulé jusqu’à une période de guerre mondiale dans laquelle les Aztex défendent Stalingrad contre les nazis… Un autre plan est celui d’un émigré mexicain en Californie qui gagne sa vie dans un abattoir avec un chef qui l’a pris en grippe, les syndicats qui l’exploitent et la folie qui guette son esprit comme le léopard aztex. Les deux plans s’emmêlent tout au long du récit réalisé à la première personne. Et notre société en prend plein la gueule, spécialement la société américaine et son utilisation des émigrés. On ne peut que rapprocher cela des évènements actuels en Europe concernant la vague de réfugiés.
Dire que la lecture est facile et fluide serait mentir, mais on n’est est quand même pas au niveau d’un roman qui se mérite comme l’anamnèse. Par contre cette écriture m’a beaucoup rappelée celle de David Wallace Foster dans son sublime ‘L’infinie comédie’. Est-ce un hasard si David Wallace Foster s’est intéressé à ce livre ?

atomik-aztex

L'archipel d'une autre vie
d’Andreï Makine

Petit bijou qui permet de s’évader dans une poursuite sans fin à travers la Taïga soviétique, une époque noire de l’histoire communiste dans laquelle les commissaires politiques décidaient de la vie et de la mort de tout un chacun. Très belle fiction, presque un conte, de A. Makine sur la possibilité de vivre à l’écart d’un système oppressant.

archipel

La planète des tempêtes

Après Point Zéro puis l’archipel d’une autre vie, je flottais dans une ambiance russe, aussi est-ce naturellement que j’ai regardé sur Arte cette vieille planète des tempêtes : de la SF russe des années 50.
Je suis fasciné par ces génériques qui défilent en cyrillique et cette musique qui semble écrite par un Tchaïkovski alcoolique (Пётр Ильич Чайковский) contraint par les studio de la Loubianka (Лубя́нка ) de concevoir la musique de films de série ZZZR, comme plus à l’ouest et plus tard son clone transposé dans l'univers d'Hollywood et l’écriture de scenarii, nommé Scott Fitzerald, fut contraint de scénariser des navets pour survivre.
Et puis Venus m'a toujours intrigué depuis que Perry Rhodan y avait découvert une base Arkonide dans le tome 3 ou 4 de ses aventures sans fin, dans les années 70s. A part ça le film est assez américain dans sa conception et ses idéologies J.
Du coup j’ai récupéré tout une série d’anciens films de SF des années 50-60 maintenant dans le domaine publique et accessibles ici.

Jeff Beck
Loud Hailer

http://www.genesis-publications.com/Jeff-Beck-Hot-Rods-and-Rock-and-Roll-The-Signed-Limited-Edition/default.htm

'Jeff is quite simply a "born" guitarist. Not only does he have the mysterious talent that is innate, he has not stopped evolving over the years. He has forged a unique and wonderful style of playing that is instantly recognizable. He has the most fluid style of playing I've ever heard.' John McLaughlin, in his foreword

loud-hailer

Films & Streaming et Festival des navets estivaux, par ordre d’intérêt décroissant et tenant compte qu’à partir de la 20e ligne nous entrons dans la dimension navet.

  1. Kubo et l’armure magique
  2. Ma vie de courgette
  3. ARQ (NetFlix)
  4. The Expense
  5. Preacher
  6. Stranger things
  7. Genius
  8. Star Trek sans Limites
  9. Dr Strange
  10. Braquo 4
  11. Defenders
  12. Dark matter
  13. Shrknado 4
  14. Le convoi
  15. Dernier train pour Busan
  16. Miss Peregrine et les enfants particuliers
  17. Midnight special
  18. Manhattan night
  19. Star wars
  20. Killjoys
  21. Kingsglaive: Final Fantasy XV
  22. Captain Fantastic
  23. Deep waters
  24. Young pop
  25. Sense8
  26. 11.22.63
  27. Approaching the unknown
  28. Comme des bêtes
  29. Un espion dans la tête
  30. L’âge de glace : les lois de l’univers
  31. Mademoiselle
  32. Deadpool
  33. X-men apocalypse
  34. Suicid Squad
  35. Hologram for the king
  36. Central intelligence
  37. Un espion dans la tête
  38. Jason Bourne
  39. Blood Father
  40. Class
  41. La chute de Londres
  42. Marauders
  43. Bastille day
  44. Beyond Walkyrie
  45. The trust
  46. Warcraft le commencement
  47. X-Men apocalypse
  48. Zoolander
  49. Alice de l'autre côté du miroir
  50. Independance day: resurgence
  51. I.T.
  52. La 5e vague
  53. Divergente 3
  54. Warcraft: le commencement
arq

Trouille et attentats

Ce paragraphe est resté tel quel, incomplet.

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